Discours du président José Armand :
Je vous remercie à tous d’avoir répondu à notre invitation pour la présentation des vœux 2026. Cet exercice traditionnel revêt cette année un caractère particulier puisque nous nous apprêtons à revenir devant les électeurs pour ceux qui ont choisi de continuer à servir ou à mettre un terme à leur engagement public pour ceux et celles qui ont fait un autre choix. À tous j’adresse un salut amical et les vifs remerciements de la collectivité pour le travail accompli, travail d’une équipe soudée qui, je l’espère, aura permis à notre communauté de pouvoir se projeter et aux équipes futures de poursuivre le travail dans les meilleures conditions.
Pour cela, nous avons dû engager divers chantiers pour répondre aux attentes de notre population.
Il était urgent de se positionner par rapport à notre participation à un SCOT. Les élus ont, à la quasi-unanimité, refusé de se tourner vers le Villeneuvois et des démarches ont été initiées pour se rapprocher dans le cadre de l’arrivée de la LGV et des profonds changements que cela va induire pour nos territoires de l’Agglomération d’Agen et d’Albret Communauté afin d’envisager un SCOT à moyen terme. Pourquoi ne pas aller plus vite ? Parce qu’il se trouve que ces trois collectivités sont en cours de finalisation de documents (SCOT ou PLUI) et qu’il faudra, au cours du prochain mandat, engager les démarches pour réaliser ce projet. En ce qui nous concerne, nous sommes tout près de l’arrêt de notre PLUI. Je remercie Philippe Bousquier, vice-président chargé de l’Aménagement du territoire, et sa commission pour l’énorme travail accompli depuis trois ans. J’associe à ces remerciements tous les élus qui, dans chaque commune, ont eu un travail conséquent à réaliser, tous les agents de la collectivité dont Philippe, Sarah et Vanessa, mais aussi les secrétaires de mairie ainsi que Lucie et Aurélien qui ont été à la manœuvre pour le bureau d’études Citanova. Nous avons avec le ZAN un exercice difficile à réaliser pour garantir à notre territoire un développement économique indispensable à son avenir, mais aussi une capacité d’accueil de nouvelles populations. Je salue la collaboration positive et le soutien que nous avons pu trouver auprès des services de l’État. Je ne doute pas un instant que nous allons, dans les jours qui viennent, porter ensemble des solutions adaptées et équilibrées. Je salue aussi l’important travail réalisé par Anaig Carollo pour l’instruction des nombreux dossiers qui arrivent dans nos bureaux.
Autre domaine d’intervention très important de cette commission : l’habitat. Notre guichet unique, animé avec conviction et efficacité par Jérémy Bespéa, a permis de répondre aux attentes de nombre de nos concitoyens en donnant du contenu aux OPAH, OPA RU et opérations façades. Outre l’objectif de l’amélioration qualitative et quantitative de notre parc de logements, l’investissement financier de la collectivité permet de soutenir nos entreprises locales qui sont priorisées pour la réalisation de ces travaux. De plus, la communauté est au soutien de nos centralités au travers des interventions de notre architecte urbaniste Tarek Dimachkie, chef de projet Petite ville de demain et opération de revitalisation du territoire, pour les aider à définir des projets d’envergure à moyen et long terme.
Deuxième pilier de l’édifice communautaire : l’économie. Jacky Larroy, vice-président chargé de ce domaine, est à féliciter pour le maintien d’un équilibre entre l’agriculture, axe fort et déterminant pour notre territoire, et l’industrie que nous portons sur les zones économiques de la communauté, derrière la locomotive que constitue la zone autoroutière de La Confluence à Damazan. Je profite de l’occasion qui m’est donnée pour renouveler notre entier soutien à un monde agricole qui est malmené et en grande souffrance. La précarité du monde agricole entraînera un effondrement de notre économie territoriale. Ce qui impacte nos exploitations agricoles nous concerne directement, et c’est pourquoi l’ensemble des forces vives de la collectivité se rassemble derrière les justes revendications de femmes et d’hommes qui se retrouvent acculés aujourd’hui par des lois qui détruisent ce qui était hier le fleuron de l’économie française. À notre petit niveau, nous encourageons l’installation de jeunes agriculteurs en abondant le système d’aides auquel ils peuvent prétendre. Nous avons aussi développé notre partenariat avec Agropole en dédiant les espaces de Contine à l’agroalimentaire. Cette initiative d’un rapprochement entre Altarea et l’Agropole connaît une forte dynamique puisque déjà plusieurs jeunes entreprises ont montré un vif intérêt pour une installation sur le territoire. Merci aussi, bien sûr, aux agents du service économie qui maintiennent le lien avec nos chefs d’entreprise, notamment en ayant organisé cette année une dizaine de petits déjeuners ou déjeuners thématiques.
On ne peut pas évoquer l’économie sans parler de tourisme. Jacqueline Seignouret porte avec force et courage ses convictions dans ce domaine, et le travail effectué grâce aussi bien sûr à nos agents porte ses fruits : fréquentation en hausse de l’office de tourisme avec 2 403 demandes traitées et véritable succès de l’activité Terra Ventura, qui a permis d’accueillir en 2025 28 400 joueurs et généré environ 400 000 euros de retombées économiques sur le territoire.
Le tourisme, l’emploi, l’économie nous ont conduit à cibler une problématique sur notre territoire rural : la mobilité. Si nous n’avons pas la compétence au niveau de la communauté, la commission prospective, sous l’égide de Christian Girardi et avec le concours d’Adeline Charré, n’a pas économisé ses efforts pour mettre en place des solutions. Le renforcement du prêt de vélos électriques aux actifs est un véritable succès. La mise en place d’une expérimentation d’une navette entre la gare d’Aiguillon et la zone d’activités de la Confluence porte en elle la volonté de permettre aux entreprises d’étendre leur périmètre d’embauche en faisant ce lien indispensable. Les élus suivent de près cette expérimentation et vont la faire évoluer en fonction des constats sur le terrain et des retours des entreprises. Enfin, très récemment, le conseil communautaire a décidé de permettre à tous nos concitoyens de bénéficier de l’application de covoiturage Karos, qui vise des objectifs d’économie pour ses utilisateurs, mais aussi de réduction du trafic, favorisant une meilleure fluidité et un gain pour la qualité de l’air.
Cette année aura aussi été l’année du dépôt de notre système d’endiguement. Jean-Pierre Causero et sa commission GEMAPI, Sarah et Charlotte ont dû mettre en œuvre tout leur pouvoir de conviction pour faire avancer ce dossier dont la dernière partie concernant la maîtrise foncière n’aura pas été la plus facile. L’entretien des digues et des ouvrages, supervisé par Charlotte et Tony, et récemment Benjamin, a été poursuivi. L’installation de deux bâtards d’eau en aluminium a pu être réalisée sur la commune d’Aiguillon. La gestion des rivières, suivie par Alain Maillé, a connu des avancées significatives, notamment sur le bassin Avance Ourbise. La rédaction du PAPI 2 du Lot est en cours d’écriture et notre demande d’extension du périmètre jusqu’aux communes riveraines de la Garonne mais impactées par les crues du Lot est à l’étude.
Les services de la voirie ont atteint les objectifs fixés en début d’année sur les voies communales et ont commencé la prise en charge des travaux sur les chemins ruraux selon les règles définies lors de la décision de retirer ces voies de l’inventaire de la communauté. Christian Lafougère, Jean-Claude, Max, tous les agents et les élus de la commission voirie ont permis la réalisation de ces différentes missions, bien que l’embauche d’un Directeur des Services Techniques n’ait pu être réalisée faute de candidature répondant aux critères requis. Ceci reste un des objectifs prioritaires pour les mois à venir.
La désertification médicale demeure un des enjeux majeurs de notre territoire. Malgré la réalisation de trois maisons de santé à Prayssas, Port-Ste-Marie et Damazan, et l’étude lancée sur la création de la maison de santé d’Aiguillon, l’iniquité entre nos concitoyens face à l’offre de soins est une constante. Nicolas Janaillac, en relation avec les professionnels et les élus du territoire, travaille à répondre aux demandes des uns et des autres pour consolider les acquis et chercher de nouvelles pistes, comme à Damazan où la municipalité collabore avec le centre de santé de Lavardac.
Ce n’est pas notre vice-président chargé des OM, Philippe Lagarde, qui aura eu l’année la plus facile à vivre. Merci à lui pour s’être rendu dans les communes pour expliquer à nos concitoyens pourquoi il était nécessaire de modifier les conditions de la collecte et de passer aux points d’apport volontaires. Ces changements d’habitudes ont provoqué partout des incivilités répétées que nos communes ont dû gérer. Ces changements, ressentis comme des réductions de service alors que les coûts augmentent, ont du mal à passer auprès de nos administrés, qui n’ont pas tous les éléments pour comprendre que si la collecte réduit les coûts, elle ne compense pas les hausses dues au traitement.
La commission des finances de Francis Castell, appuyée par l’expertise indispensable de Corinne et de Philippe, outre l’exercice toujours difficile de monter un budget en équilibre et d’en assurer le suivi, a cette année revu les fonds de concours à l’investissement aux communes. En proposant une modification au règlement existant, elle permet désormais à toutes les communes d’obtenir un montant de subvention de 50 000 euros (pour les plus petites), non plus sur un projet par mandat mais sur autant de projets qu’il en faut pour atteindre la totalité des 50 000 euros. Ceci est un plus pour toutes les petites communes qui, dans l’incapacité de réaliser de gros projets, ne pouvaient prétendre jusqu’à aujourd’hui qu’à une partie des 50 000 euros. Cette participation, qui peut s’élever pour la totalité du mandat à plus de 1 500 000 euros, est une aide précieuse qui peut permettre à nos communes de faire face aux diminutions des subventions des partenaires traditionnels et à nos entreprises locales d’obtenir des marchés dans un contexte économique défavorable.
La commission action sociale, supervisée par Stéphane Rossato, propose diverses aides à nos concitoyens au travers des actions du Réseau Petite Enfance, animé avec énergie par Soazig, et sous la responsabilité de Benoît Bernès. Les agents de la France Service sont à la disposition de nos populations à Aiguillon et en itinérance sur Prayssas, Port-Ste-Marie et Damazan. Dans le cadre des objectifs déclinant le schéma départemental du service aux familles sur le territoire, notre coordonnateur intervient pour faciliter le montage de projets sur les thématiques petite enfance, jeunesse, associations, accès aux droits et aide à la parentalité. Cette année, sur proposition de la commission, le conseil communautaire a décidé la création d’un événement communautaire pour lequel le travail est engagé. C’est l’occasion pour moi de saluer l’arrivée à la communication d’Anaelle, qui va prendre une grande part dans ce nouveau projet.
Je ne veux pas oublier notre Cias, dont les membres et les agents gèrent l’accueil de nos anciens dans le cadre de la MARPA des Vergers à Prayssas.
Cette formidable équipe que constitue la cinquantaine d’agents de notre collectivité dans des services, des missions et de compétences variées et complémentaires est gérée par un service RH qui a la responsabilité du bon fonctionnement de cet ensemble. Merci à Delphine et à Philippe pour leur implication.
Pour associer au plus près les maires de toutes les communes, nous avons testé depuis deux ans une nouvelle gouvernance qui fait passer tous les dossiers à arbitrer en réunions de secteurs. Cela a alourdi la charge de nos administratifs qui viennent sur chaque secteur présenter les dossiers, et je les remercie de s’être inscrits pleinement dans ce nouveau fonctionnement. Ce format de réunion, limité à moins de 15 personnes, soit l’équivalent d’un conseil municipal, permet à chacun de s’exprimer en facilitant les échanges et nourrissant les débats.
L’aperçu qui vient d’être brossé des domaines d’intervention de notre collectivité et des nombreuses actions déployées dans chaque secteur montre le dynamisme de notre communauté, qui s’attache à défendre son identité au travers d’un projet de territoire défini lors de la rédaction de notre PADD. Dans cette communauté rurale, riche de son agriculture et de ses paysages, notre rôle est de maintenir les équilibres entre l’agriculture et l’industrie d’une part, entre les traditions et l’innovation, entre la rentabilité et l’humanité, mais aussi entre nos petites communes et nos centralités. Le renforcement de nos centralités, où les services et les commerces sont à consolider, est essentiel à l’attractivité de nos communes, où de nouvelles populations viendront si les habitants peuvent trouver à proximité les services de base.
Ce sont ces équilibres consolidés au cours de ce mandat que nous allons transmettre aux équipes qui prendront le relais dans peu de temps. Je leur souhaite plein de réussite pour amplifier le mouvement que nous avons initié et trouver des solutions nouvelles pour porter notre communauté vers un développement toujours plus harmonieux.
À vous tous enfin, pour cette nouvelle année, élus, agents, partenaires et amis, je vous adresse, ainsi qu’à vos proches, des vœux sincères de santé, de réussite et d’épanouissement, aussi bien professionnel que personnel. Puissions-nous poursuivre, ensemble, dans le même esprit de respect, de dialogue et de confiance qui fait la force de notre collectivité.
« Tout est possible à qui rêve, ose et n’abandonne jamais. »
Alors, pour cette année 2026, n’hésitez plus : autorisez-vous à rêver !



